Les Origines

L’Abyssin est l’une des plus anciennes races de chat domestique, mais son origine reste toujours obscure. Si dès 1866, des chats africains furent bien effectivement importés d’Abyssinie (actuelle Ethiopie) en Grande Bretagne, leur filiation avec les Abyssins actuels n’est pas avérée.

Certains assurent qu’il s’agit des chats de la Vallée du Nil vénérés par les anciens Égyptiens : ils ressemblent d’ailleurs curieusement aux chats sacrés représentés sur les tombeaux égyptiens.

Néanmoins ils ressemblent aussi au chat sauvage d’Afrique (FELIS LIBYCA) dont la robe striée est si bien adaptée au camouflage. Reconnu comme race en Grande Bretagne en 1882, l’Abyssin se répand dans le monde entier au début du XX ème siècle. Très populaire aux Etats Unis, il reste encore méconnu du grand public français.

La Robe

Elle est douce et soyeuse, fine, de longueur moyenne. Tous les Abyssins sont caractérisés par leur pelage tiqueté très particulier : chaque poil est marqué par deux ou trois bandes sombres, que l’on appelle «agouti».

On ne distingue plus que sur la tête des marques tabby, ou une longue ligne sombre le long de l’épine dorsale jusqu’au bout de la queue.

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Caractère et tempérament

Ce chat séduit tout d’abord par sa beauté et son intelligence. Il est curieux, vif, athlétique et amical. C’est un chat exclusif qui voue un amour sans faille et immodéré à son maître, c’est un chat avec qui il faudra faire attention si vous souhaitez l’introduire dans un lieu où il y a d’autres chats. On ne peut pas le caractériser de chat dominant, car il sait rythmer la vie de ses congénères et de ses maîtres. Tous les propriétaires de chat vous indiqueront qu’une fois que vous possédez un Abyssin, il devient impossible de s’en passer.

Envers son maître il sera loyal et affectueux, il aime la chasse et les jeux.

Différentes couleurs

Sorel : roux

Lièvre : marron glacé

Black ou Blue silver

Sorrel silver

LES MALADIE DU CHAT ABYSSIN MALADIES GENETIQUES

Plusieurs maladies génétiques ou non peuvent frapper nos chats, c’est pourquoi, nous prenons toutes les précautions possibles sur nos reproducteurs. Plusieurs tests et dépistages existent et même s’ils ne sont, à ce jour, pas obligatoires, un éleveur sérieux devrait effectuer ces tests : il est important de savoir si nos chats sont porteurs ou non de certaines maladies. Nous allons reporter ici, les principales maladies pouvant être rencontrées Avec deux chats indemnes (100% des chatons seront indemnes) Avec un chat indemne et un chat porteur sain (50% des chatons seront indemnes et 50% des chatons seront porteurs sains)

Avec deux chats indemnes (100% des chatons seront indemnes)

Avec un chat indemne et un chat porteur sain (50% des chatons seront indemnes et 50% des chatons seront porteurs sains)

La PK-DEF

PK-DEF (PYRUVATE KINASE DEFICIENCY) La déficience en pyruvate kinase est une maladie héréditaire pouvant affecter plusieurs races de chat. Elle se caractérise par la carence d’un enzyme, la pyruvate kinase, permettant aux globules rouges de synthétiser l’énergie nécessaire à leur survie. Lorsque cet enzyme disparaît, la durée de vie des globules rouges diminue. La raréfaction de ces dernières dans l’organisme provoque alors une anémie. La transmission est récessive: cela signifie que la maladie ne se développera que chez le chat qui aura hérité de ce caractère par chacun de ses deux parents (homozygote). Ce chat sera alors atteint (PK/PK). Un chat qui n’aura reçu qu’une allèle défaillante (hétérozygote) ne sera pas malade mais porteur sain (N/PK). Un chat n’ayant pas reçu d’allèle défaillante sera alors indemne (N/N). Le dépistage de cette maladie peut s’effectuer facilement avec un test ADN à partir d’une petite quantité de salive (écouvillon). 

La PRA

PRA (Rétinite Atrophique Progressive) La rétinite atrophique progressive est une maladie héréditaire qui se caractérise par un rétrécissement de la rétine entraînant la cécité complète. Cette maladie peut être dépistée par un examen pratiqué par un vétérinaire spécialisé en ophtalmologie et nécessite une anesthésie générale. Il existe depuis peu, un test ADN permettant le dépistage de cette maladie.

LES MALADIES VIRALES FIV/FELV /PIF

sont des maladies virales et bien distinctes dues à des virus différents mais appartenant à la même famille, les rétrovirus. Le FIV (Virus de l’Immunodéficience Féline) se transmet essentiellement par morsure (une seule suffit), un simple contact non traumatisant n’est pas infectant. Les mâles entiers errants sont généralement les plus touchés. Les chats infectés par ce virus le restent toute leur vie. Le FELV (Virus Leucémogène Félin) se transmet essentiellement par la salive (morsure ou léchage par un chat malade). On peut également retrouver ce virus dans les urines, les selles, ou bien le lait. Une femelle infectée au cours de sa gestation peut transmettre l’infection à ses chatons dans l’utérus.

Les deux maladies peuvent facilement être dépistées avec une prise de sang : quelques gouttes suffisent pour les tests rapides PIF (Péritonite Infectueuse Féline) La PIF est une maladie virale mortelle chez le chat, due à l’infection par des coronavirus. Cette maladie suscite encore de nombreuses interrogations. Le virus responsable de la PIF appartient à la famille des Coronaviridaes (Coronavirus Félins). Il en existe de plusieurs sortes : virus peu nocifs (à tropisme digestif) et virus très virulents (agents de la péritonite infectieuse féline). Ces derniers résultent d’une mutation du virus peu nocif lors de sa multiplication au niveau de la muqueuse intestinale. Tous les chats sont confrontés durant leur vie à la présence de différents coronavirus. Leur présence ou apparition peut survenir suite à un stress, à une vaccination, à une maladie, à une diarrhée, etc. La maladie se caractérise par deux formes : la forme humide avec formation d’épanchements liquidiens et la forme sèche pouvant atteindre n’importe quel organe entraînant sa défaillance. Il n’existe pas véritablement de test en mesure de poser un diagnostic de PIF (tous les tests coronavirus appelés à tort « tests PIF » réagissent de la même façon aux différents types de coronavirus, qu’ils soient mutant ou non). En revanche, des tests coronavirus permettent de supporter l’intérêt d’une suspicion ou non de la PIF au regard de leurs résultats en laboratoire en complément de l’examen clinique du chat. Ils peuvent être effectués par prise de sang ou par écouvillon rectal ou échantillon des selles afin d’évaluer si le chat est porteur coronavirus, s’il excrète et à quelle hauteur. Test positif ou négatif ? Si le chat a été en contact avec n’importe quelle forme de coronavirus, son système immunitaire produira des anticorps. Le test ne fait pas de différence entre les anticorps de la PIF ou de tout autre coronavirus. Un test positif indique simplement que le chat a créé des anticorps à une forme de coronavirus. De plus, 30% des tests sont des faux positifs…